lundi 23 juillet 2012

Libéria-Société

Vif débat sur l'homosexualité au Liberia

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, prix Nobel de la paix en 2011, à Monrovia, le 11 novembre 2011.
La présidente libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, prix Nobel de la paix en 2011

Au Liberia, les sénateurs ont voté, en fin de semaine dernière, un amendement interdisant le mariage homosexuel. Pour que cette loi soit adoptée, la présidente, Ellen Johnson Sirleaf, doit la valider. Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, reprochent à la lauréate du prix Nobel de la Paix sa position ambigüe sur le sujet.

La nouvelle politique des Etats-Unis en faveur du droit des homosexuels a donné des ailes à un groupe de militants libériens. En janvier dernier, le Mouvement de défense des droits des gays et des lesbiennes avait déposé un projet de loi pour légaliser l'union entre personnes du même sexe.
Le Sénat a contre-attaqué en fin de semaine en votant à l'unanimité un amendement constitutionnel prévoyant d'interdire le mariage homosexuel. Les sénateurs iront même plus loin en proposant prochainement de criminaliser les relations entre personnes du même sexe. Liwis Brown, ministre de l'Information, semble s'opposer à une telel démarche: «Aucune loi n'a été votée pour l'instant. Notre système bicaméral est composé de la chambre du Sénat et de la chambre des Députés. L'accord des députés est nécessaire pour que la loi soit promulguée et cela ne suffit pas, car la présidente du Liberia doit ensuite l'approuver. C'est ainsi que notre système fonctionne. Et la présidente à déjà déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'approuverait aucune loi criminalisant l'homosexualité. »
Le gouvernement libérien a sans doute en tête la nouvelle politique des Etats-Unis, premier partenaire économique du pays. Depuis décembre dernier, Washington prend en considération le respect des minorités sexuelles avant d'attribuer son aide au développement.

jeudi 19 juillet 2012

Mali-Guerre

L'envoi d'une force ouest-africaine se précise
Faut-il intervenir au Mali ? La question se pose toujours et pour aider à y répondre, une mission technique avait été envoyée à Bamako. Composée de militaires hauts gradés et d’experts de l'Afrique de l'Ouest, de l’Union africaine et des Nations unies, cette mission vient d’achever son séjour au Mali. Conformément aux recommandations des chefs d’Etat ouest-africains lors du sommet de Yamoussoukro le 16 juin, il s’agissait de faire un état des lieux de la situation sécuritaire dans la capitale et de préparer le terrain à l’envoi d’une éventuelle force militaire dans le pays.
Près de deux semaines de travaux et des rendez-vous tous azimuts. Les experts de la mission technique ont rencontré les représentants du gouvernement, des forces armées et de sécurité, mais aussi les députés et la société civile, notamment le collectif des ressortissants du Nord.
Dirigée par le chef d’état-major de la force africaine en attente, le général nigérian Hassan Laï, la mission a visité les sites abritant les organes de transition : le palais présidentiel, la Primature ou encore l’Assemblée.
Ils se sont aussi rendus dans les casernes et au PC opérationnel de l’armée à Sévaré, dans la région de Mopti.
L'objectif de cet audit est d'évaluer l’opportunité d’envoyer une force ouest-africaine au Mali. C’est ce que souhaite la Cédéao qui espère un feu vers de l’ONU. Mais elle attend pour cela une demande formelle de Bamako. 
À l’issue de cette mission, les experts ont présenté leur rapport. Le ministre malien de la Défense parle d’une « identité des points de vue » sur les grands principes, notamment une sécurisation renforcée de la transition et la réorganisation de l’armée.
La mission technique va maintenant rendre compte de ses conclusions à la Commission de la Cédéao et au Conseil de sécurité de l’ONU qui détermineront alors la meilleure option.
(Source : Rfi)

Mali-Guerre

L'envoi d'une force ouest-africaine se précise
Faut-il intervenir au Mali ? La question se pose toujours et pour aider à y répondre, une mission technique avait été envoyée à Bamako. Composée de militaires hauts gradés et d’experts de l'Afrique de l'Ouest, de l’Union africaine et des Nations unies, cette mission vient d’achever son séjour au Mali. Conformément aux recommandations des chefs d’Etat ouest-africains lors du sommet de Yamoussoukro le 16 juin, il s’agissait de faire un état des lieux de la situation sécuritaire dans la capitale et de préparer le terrain à l’envoi d’une éventuelle force militaire dans le pays.
Près de deux semaines de travaux et des rendez-vous tous azimuts. Les experts de la mission technique ont rencontré les représentants du gouvernement, des forces armées et de sécurité, mais aussi les députés et la société civile, notamment le collectif des ressortissants du Nord.
Dirigée par le chef d’état-major de la force africaine en attente, le général nigérian Hassan Laï, la mission a visité les sites abritant les organes de transition : le palais présidentiel, la Primature ou encore l’Assemblée.
Ils se sont aussi rendus dans les casernes et au PC opérationnel de l’armée à Sévaré, dans la région de Mopti.
L'objectif de cet audit est d'évaluer l’opportunité d’envoyer une force ouest-africaine au Mali. C’est ce que souhaite la Cédéao qui espère un feu vers de l’ONU. Mais elle attend pour cela une demande formelle de Bamako. 
À l’issue de cette mission, les experts ont présenté leur rapport. Le ministre malien de la Défense parle d’une « identité des points de vue » sur les grands principes, notamment une sécurisation renforcée de la transition et la réorganisation de l’armée.
La mission technique va maintenant rendre compte de ses conclusions à la Commission de la Cédéao et au Conseil de sécurité de l’ONU qui détermineront alors la meilleure option.
(Source : Rfi)

Mali-Guerre

L'envoi d'une force ouest-africaine se précise
Faut-il intervenir au Mali ? La question se pose toujours et pour aider à y répondre, une mission technique avait été envoyée à Bamako. Composée de militaires hauts gradés et d’experts de l'Afrique de l'Ouest, de l’Union africaine et des Nations unies, cette mission vient d’achever son séjour au Mali. Conformément aux recommandations des chefs d’Etat ouest-africains lors du sommet de Yamoussoukro le 16 juin, il s’agissait de faire un état des lieux de la situation sécuritaire dans la capitale et de préparer le terrain à l’envoi d’une éventuelle force militaire dans le pays.
Près de deux semaines de travaux et des rendez-vous tous azimuts. Les experts de la mission technique ont rencontré les représentants du gouvernement, des forces armées et de sécurité, mais aussi les députés et la société civile, notamment le collectif des ressortissants du Nord.
Dirigée par le chef d’état-major de la force africaine en attente, le général nigérian Hassan Laï, la mission a visité les sites abritant les organes de transition : le palais présidentiel, la Primature ou encore l’Assemblée.
Ils se sont aussi rendus dans les casernes et au PC opérationnel de l’armée à Sévaré, dans la région de Mopti.
L'objectif de cet audit est d'évaluer l’opportunité d’envoyer une force ouest-africaine au Mali. C’est ce que souhaite la Cédéao qui espère un feu vers de l’ONU. Mais elle attend pour cela une demande formelle de Bamako. 
À l’issue de cette mission, les experts ont présenté leur rapport. Le ministre malien de la Défense parle d’une « identité des points de vue » sur les grands principes, notamment une sécurisation renforcée de la transition et la réorganisation de l’armée.
La mission technique va maintenant rendre compte de ses conclusions à la Commission de la Cédéao et au Conseil de sécurité de l’ONU qui détermineront alors la meilleure option.
(Source : Rfi)

mercredi 18 juillet 2012

Union africaine

Nkosazana Dlamini-Zuma élue présidente de la Commission
C'est la fin d'un bras de fer qui durait depuis six mois. Les chefs d'Etat africains, réunis à Addis-Abeba pour le sommet de l'Union africaine, ont élu ce dimanche soir, 15 juillet, le nouveau président de la Commission de l'UA. La ministre sud-africaine de l'Intérieur Nkosazana Dlamini-Zuma l'a emporté au quatrième tour, par 37 voix, sur le Gabonais Jean Ping.
Trente-sept voix à l’issue du quatrième tour de scrutin. Grâce au SMS, le secret du huis clos a été rapidement éventé. Une clameur a accueilli ce chiffre. Les diplomates d’Afrique australe se sont congratulés.
Madame Nkosazana Dlamini-Zuma remporte haut la main cette élection après avoir échoué il y a six mois, ici même, à Addis-Abeba. Elle a été en tête dès le premier tour avec 27 voix contre 24 pour Jean Ping. Au fil des scrutins, le Gabonais a perdu des voix y compris dans son camp, avant de se retirer au troisième tour. Le quatrième tour n’était donc plus qu’une formalité.
La diplomatie sud-africaine triomphe. Le président Jacob Zuma a bataillé ferme pendant plus de six mois pour imposer son ex-épouse à la tête de l’Union africaine, une organisation affaiblie en raison de la rivalité qui opposait les deux camps : l’Afrique australe d’un côté et l’Afrique centrale - soutenue pour l’occasion par l’Afrique de l’Ouest - de l’autre.
Mais la volonté d’en finir avec cette querelle stérile et le désir de doter cette organisation d’un véritable exécutif l’ont emporté sur les autres considérations. Enfin, et c’est notable, pour la première fois dans l'histoire de l’Union africaine, une femme va diriger l'organisation.
En marge du sommet de l'UA, cinq pays se sont réunis pour la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Etaient présents : les leaders de la Tanzanie, de la République centrafricaine, de l'Ouganda, du Rwanda et de la RDC. Ces deux derniers pays ont accepté le principe, exprimé collectivement dans une déclaration, de la mise en place et du déploiement d'une force internationale neutre pour sécuriser la frontière entre les deux pays, et neutraliser les rebelles dans l'est de la RDC.
(Source : Rfi)
La ministre de l’Intérieur sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, au sommet de l’UA. Addis-Abeba, le 15 juillet 2012.
Reuters/Tiksa Negeri

vendredi 13 juillet 2012

Mali-Médias en difficulté

Un journaliste grièvement blessé par des hommes armés à Bamako
Au Mali, le directeur de publication du journal l'Indépendant enlevé jeudi 12 juillet par des hommes armés a été relâché dans la nuit. Saouti Haïdara, âgé de 70 ans, a été brièvement hospitalisé dans la nuit. Il a été battu et violenté par ses agresseurs comme le confirme Mamane Koné, directeur de la maison de la presse qui a rencontré le journaliste dans la matinée.
(Souce : Rfi)

jeudi 12 juillet 2012

Bénin-Crise écomique

Un forum économique pour quoi faire ?

SEM. Boni Yayi, président de la République du Bénin

Le gouvernement béninois projette d’organiser un forum économique dans le but de relancer l’économie nationale. Une initiative salutaire devons nous reconnaître étant donnée la situation économique actuelle du Bénin, faite de morosité et d’amenuisement des ressources publiques. Mais à y voir de près, la question de l’opportunité d’une telle rencontre mérite d’être posée.
Le Bénin aujourd’hui a une économie à taux de croissance très faible, un taux de chômage qui fait peur, un taux d’endettement préoccupant, une balance commerciale traditionnellement déficitaire, un secteur productif quasiment inexistant, une diminution vertigineuse des investissements privés, une présence impressionnante de l’informel, etc. Etant donné ce tableau noir et face à la récession économique qui prévaut actuellement au Bénin, organiser un forum économique se justifie autant qu’on a pu justifier en son temps le forum sur l’accélération de la croissance économique, tenu vers la fin des années 90 au Bénin. Mais pour l’observateur de l’action publique, il est opportun de se demander ce qui a été fait des conclusions du forum sur l’accélération de la croissance économique et quelle évaluation on en a fait depuis lors. Question légitime lorsqu’on sait que le forum économique en vue sera animé, à quelque variante près, par les mêmes acteurs. Seuls le régime au pouvoir aura changé.
Quelle marge de manœuvre ?
Réfléchir sur l’économie béninoise à l’étape actuelle est un exercice à marge de manœuvre limitée. Car, sur trois variables essentielles sur lesquelles s’appuient les spécialistes de politiques économiques pour agir, une seule est manipulable à tous égards par l’Etat béninois. Ainsi, lorsqu’on prend les variables que sont la politique monétaire, la politique fiscale et la politique économique stricto sensu, seule la dernière donne une marge de manœuvre significative au gouvernement béninois.
Pour ce qui concerne la politique monétaire, le Bénin a une marge de manœuvre très limitée, étant entendu qu’il est membre de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), dont les pays ont en partage le Franc de la Communauté financière africaine (F Cfa). Le F Cfa est garanti par le trésor français et aucune décision y relative ne se prend en dehors des initiatives françaises. Même la lourde machine de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) ne gère quasiment pas le F Cfa qui par ailleurs est arrimé à l’euro à un taux fixe. Toutefois, en tant que banque centrale, elle veille sur la circulation de la monnaie et peut influencer, sous le contrôle de la France, la fixation du taux directeur auquel les banques commerciales empruntent auprès d’elle. Si la Bceao a une marge de manœuvre limitée, il n’est pas exagéré d’affirmer que l’Etat béninois n’en a quasiment pas en terme de politique monétaire. Heureusement pour la « planche à billet », disent les mauvaises langues. Cet état de fait n’est pas forcément un facteur limitant pour le développement économique global du Bénin, mais encore faudrait-il savoir en tirer profit. En effet, la France et l’Allemagne utilisent toutes deux l’euro mais la dernière se porte économiquement mieux que la première.
Sur le plan fiscal, depuis l’adoption du Tarif extérieur commun (Tec), le Bénin a encore cédé une bonne partie de ses prérogatives en matière de politique fiscale. Ainsi, pour un budget qui tire l’essentielle de ses ressources de la fiscalité, c’est sur le consommateur final et les revenus des entreprises commerciales ayant une existence formelle notamment que s’appuie l’Etat pour renflouer sa caisse. Là encore, peut-on affirmer sans se tromper qu’il y a une marge de manœuvre sur laquelle on peut véritablement réfléchir pour sortir le Bénin de la crise si ce n’est pour une pression fiscale plus accrue sur les agents économiques honnêtes.
Pour ce qui concerne la politique économique au sens strict, il n’est point un secret pour personne que c’est à ce niveau que la marge de manœuvre du gouvernement est grande. Il s’agit ici de savoir, entre autres options, si l’Etat béninois veut engager des réformes courageuses au port à l’aéroport et aux frontières pour améliorer ses recettes aux portes ; si le Bénin souhaite réduire sensiblement le poids du secteur informel dans l’économie ; si au Bénin la construction des infrastructures continue d’être la priorité ; si le gouvernement a une magie pour doper le secteur de la production à travers la production agricole suivie de la transformation sur place ; s’il y a de quoi stimuler l’entreprenariat national afin que ses acteurs aient des ambitions au-delà du budget national et des marchés publics ; si le Bénin a un secret pour développer une manufacture locale ou carrément une industrie… Jusque là, le premier contributeur au budget national n’est pas une entreprise de production, mais d’une boîte d’import-export. Et en termes d’exportation, elle fait plutôt de la réexportation. Que pense-t-on de l’affirmation « Un pays sans industrie est un pays sans avenir » faite par Jean-Marc Ayrault, actuel premier ministre français devant l’Assemblée nationale française le 3 juillet 2012 lors de son discours sur la politique générale de son gouvernement ? Il y a donc matière à réfléchir sans inventer la roue. Car, il est fort à parier que tout ce qui se dira à ce forum est du déjà dit mais jamais suivi d’actions concrètes.
Un forum peut-être…
Le Bénin a certainement besoin d’un forum économique. Mais il faut savoir raison gardée. Le Bénin n’a pas besoin d’un forum pour parler du Programme de vérification des importations de nouvelle génération. Encore moins d’une rencontre pour savoir qui a droit à un redressement fiscal ou non. Il ne faut pas non plus perdre le temps à parler de l’organisation de la filière coton qui a déjà une bonne organisation laissée entre des mains pas forcément bien indiquées. A notre sens, il s’agit d’engager une réflexion sur la gouvernance économique du Bénin. Sans oublier la gouvernance administrative au service du développement. Et là, le travail fait par la primature dans le cadre de ses prérogatives en matière d’ « évaluation des politiques publiques » doit être pris en compte. Adam Smith et autre John Maynard Keynes n’ont pas réfléchi sur des cas similaires à celui du Bénin. Il n’y a même pas un modèle béninois établi pour rêver y appliquer une théorie économique classique. Sans oublier que lesdites théories sont en panne même en occident où elles ont vu le jour.  Il n’est donc pas opportun de recourir auxdites théories pour le cas du Bénin. Ici, il faut que ceux qui estiment qu’ils connaissent le b.a.-ba en économie ou en développement, sacrifient un peu de leur temps en restant ouverts aux propositions de spécialistes de tous autres secteurs. L’objectif étant de conduire une réflexion départie de tout préjugé en vue de propositions concrètes pour relancer les activités en général et l’économie béninoise en particulier.
Aubin R. Towanou